toujours avec toi

Présentation de l'éditeur: Inga, une photographe d'art, perd son mari brutalement, un jour de 2003, et c'est toute sa vie qui s'effondre. Elle cherche d'abord à donner le change mais, au bout de deux ans, elle craque et part s'isoler dans la maison de campagne familiale, sur l'île de Marstrand. C'est là qu'en rangeant la remise elle tombe sur un carton contenant de vieux papiers. Une lettre... Entre les lignes de cette ancienne missive écrite par une amie de sa grand-mère se lit l'évocation d'un secret bien gardé. Un secret terrible qui unissait les deux femmes. Inga se lance à corps perdu dans une enquête sur l'histoire de sa grand-mère, sans bien savoir pourquoi mais avec l'intuition que c'est en se raccrochant à cette recherche qu'elle pourra remonter la pente. Maria Ernestam sait disposer les indices et les fausses pistes avec ingéniosité. Elle nous tient en haleine dans cette (en)quête mémorielle comme dans un bon polar. Car si le roman fait la part belle aux sentiments, au grand amour, à l'amitié vraie, la recherche est bien celle d'un acte inavouable, dont les traces peu à peu refont surface, au risque de raviver les blessures d'une famille. L'Histoire, loin d'être un simple décor, devient une clef qui permet d'expier et de surmonter le deuil personnel, dans le passage au deuil collectif. Là n'est pas le moindre atout de ce roman limpide et attachant.

Et alors?: Sur fond d'une horrible bataille navale de la seconde guerre (bataille du Judland ou du Skagerrak), j'ai beaucoup aimé ce roman et cette quête de secrets de famille menée par Inga.  Nous passons d'une époque à l'autre, d'une voix à l'autre (grand mère / petite fille) dans cette lecture très touchante. C'est l'histoire du deuil, d'amour inconditionnel, de secrets de famille, le tout sur fond d'intrigue rondement menée.